Agence des services frontaliers du Canada
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Sciences frontalières : La voie de l'avenir

Vision et stratégie quinquennales

Direction des travaux scientifiques et de laboratoire
Direction générale de l'innovation, des sciences et de la technologie

Table des matières

Préface

Une composante clé de la Direction générale de l'innovation, des sciences et de la technologie est le rôle en science et en génie (voir l'annexe A) que joue la Direction des travaux scientifiques et de laboratoire dans la gestion de la frontière. Le présent document vise à décrire l'orientation générale que la Direction entend suivre au cours des cinq prochaines années, ainsi que les stratégies qui lui permettront de le faire. Ce document est le fruit de la plus vaste et importante consultation que la Direction ait jamais entreprise.

Après que l'Agence aura approuvé l'orientation et la stratégie, la Direction publiera le plan de mise en œuvre qui donnera le détail des initiatives qui seront lancées à l'appui des exigences réglementaires de l'Agence et des priorités financées des programmes afin de concrétiser l'orientation stratégique.

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Un monde changeant

D'abord un laboratoire des douanes et de l'accise en 1875, il était chargé d'analyser les produits de l'alcool et du tabac. En 1898, le mandat du laboratoire a été élargi pour inclure le classement tarifaire des produits commerciaux. Sous la gouverne de Revenu Canada (Douanes, Accise et Impôt), puis de l'Agence des douanes et du revenu du Canada, la Direction a été l'autorité fonctionnelle pour les travaux scientifiques et son mandat était d'offrir des services scientifiques, comme l'analyse des produits et la prestation d'avis à l'appui des règlements tarifaires, des règlements commerciaux et de l'accise, ainsi que l'examen judiciaire des documents aux fins de l'impôt sur le revenu. À la fin des années 1990, la Direction a renforcé ses capacités scientifiques, et son rôle a évolué pour inclure la recherche appliquée, le développement et les travaux techniques en vue de la gestion de la frontière. Les percées en ce qui concerne l'équipement et les appareils scientifiques et techniques de détection des armes de destruction massive, des drogues et des autres marchandises de contrebande ont grandement amélioré la capacité du Canada de protéger ses frontières et ont permis au pays d'être à la fine pointe des technologies de détection.

Certains éléments sont demeurés les mêmes depuis les premiers jours de la Direction, notamment les sciences appuyant les exigences législatives et réglementaires1. La Direction constitue le seul laboratoire « réglementaire » fédéral au Canada pour la contrebande2 et les produits contrefaits3 du tabac et de l'alcool. La Direction continue d'être reconnue à l'échelle internationale comme une experte dans les domaines de la détection du tabac contrefait, du tabac de contrebande et de l'examen judiciaire des documents. De plus, elle conseille l'Organisation mondiale des douanes (OMD) au sujet du classement tarifaire et d'autres questions.

« La capacité scientifique de l'ASFC, qui s'appuie sur des scientifiques reconnus à l'échelle internationale et un laboratoire avant-gardiste, permet à l'Agence de renforcer l'exécution de la loi à la frontière et de pleinement profiter des occasions offertes par les sciences et la technologie de pointe. » [TRADUCTION PAR L'AUTEUR]

(Rapport spécial de 2007 de l'OMD)

Au fur et à mesure que la Direction a évolué, il y a eu une variété de changements et de défis. Lorsque le nom et les activités de l'Agence ont changé en 2003, la demande en services scientifiques et techniques de la Direction à l'appui de la modélisation de la gestion de la frontière a également changé. Des ressources ont été transférées à l'interne, pour passer de l'analyse des marchandises à la sécurité frontalière. La Direction doit maintenant fonctionner dans un contexte non viable sur le plan de la capacité financière, de l'environnement physique et des ressources humaines, notamment la dépendance à une seule personne (point de défaillance unique). Par ailleurs, l'Agence pourrait optimiser ses investissements opérationnels dans la diligence requise à l'égard des services scientifiques et techniques.

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Jeter les bases

Au cours de la deuxième moitié de 2007, la Direction a entrepris un exercice de consultation pour la première fois de son histoire. Ces consultations visaient à déterminer la façon dont la Direction pourrait mieux servir l'Agence et les autres intervenants et à obtenir une meilleure compréhension de la façon dont les principaux intervenants perçoivent la Direction. Elles visaient, en outre, à obtenir des suggestions sur la façon d'améliorer le rendement de la Direction ainsi que des renseignements sur les exigences des programmes en ce qui a trait aux services scientifiques et techniques de la Direction.

La Direction a suivi un processus officiel en prenant le temps d'examiner le contexte général, de définir un contexte scientifique et technique, de créer des « bacs à sable »4 pour toutes les fonctions, de mener une analyse des forces, des faiblesses, des occasions et des menaces (FFOM) à l'interne, et de procéder à une analyse des intervenants. Environ 200 personnes ont été interviewées, y compris tous les cadres supérieurs de l'Agence, des membres du personnel de la Direction, des représentants des programmes, des employés des bureaux régionaux, des intervenants externes et des partenaires internationaux.

Voici les principes directeurs que la Direction a suivis afin d'établir une orientation opérationnelle claire pour les années à venir :

  • L'orientation devait s'aligner sur le plan et les priorités stratégiques de l'Agence et les trois principes des sciences et de la technologie à l'échelle fédérale, soit l'harmonisation, l'établissement de liens et l'excellence;
  • Elle devait tenir compte des constatations des importantes consultations à tous les niveaux (notamment auprès des clients, des membres du personnel, des cadres supérieurs et des partenaires);
  • Elle devait surtout mettre l'accent sur l'Agence, mais aussi porter sur les besoins des principaux intervenants, tels que l'Agence du revenu du Canada;
  • Elle devait tenir compte du fait que l'ASFC est un organisme opérationnel qui a recours aux services scientifiques et techniques pour respecter son mandat;
  • Elle devait clairement énoncer la façon dont la Direction pourrait aider l'Agence à pleinement profiter des occasions offertes par les services scientifiques et techniques de pointe à l'appui de la frontière de demain, tout en continuant de répondre aux besoins opérationnels permanents;
  • L'effort de réflexion ne devait pas se limiter à des secteurs précis et il ne devait pas être limité par la capacité actuelle;
  • Malgré tous les efforts déployés, il resterait des questions à résoudre.
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Constatations

Les consultations ont révélé ce qui suit :

  1. Le niveau de satisfaction à l'égard des services actuels de la Direction est élevé, même si dans certains cas les délais opérationnels pourraient être améliorés.
  2. Il existe un besoin accru en matière de services scientifiques et techniques (annexe B) afin de répondre aux exigences des programmes au cours des prochaines années, exigences qui ont été catégorisées comme suit :
    • Des techniques et des technologies de détection plus perfectionnées pour les « marchandises » :
      • Les marchandises comprennent les devises, les armes à feu, l'alcool, le tabac, les végétaux, les animaux, les aliments, les insectes, les fumigants, les solvants, les pseudodrogues, les stupéfiants, les liquides, les documents frauduleux et les importations prohibées (par exemple, les espèces en voie de disparition);
      • Cette catégorie englobe aussi le mode postal et le mode des messageries (entre autres les paquets et les colis), où il faut traiter un volume élevé, évaluer les risques et résoudre les questions liées à la contamination croisée.
    • Des technologies et des techniques plus perfectionnées pour les « personnes » afin de faciliter la gestion des risques présentés par les voyageurs arrivant au Canada pour ce qui est notamment des identificateurs uniques et de l'origine des voyageurs. Du point de vue de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés (LIPR), il faut des technologies de surveillance [p. ex., bracelets du système mondial de localisation (GPS), reconnaissance vocale, surveillance vidéo] afin de contrôler le mouvement des personnes qui sont relâchées et qui sont visées par des certificats de sécurité.
    • Des outils, des méthodes et des technologies analytiques, et des services scientifiques et de recherche de pointe afin de transformer le volume élevé de données complexes en renseignements, notamment sur les tendances, qui permettront à l'Agence de garder et de consolider son avantage à cet égard5 afin de lutter contre les menaces nouvelles. Les renseignements peuvent notamment servir à analyser les risques et à améliorer les approches du ciblage des personnes, des importateurs ou des exportateurs.
    • Des services scientifiques à la frontière afin d'offrir aux agents de première ligne les outils, les techniques et la formation nécessaires pour mener l'analyse préliminaire en vue de la détection et de l'authentification des marchandises et du contrôle des personnes qui entrent au pays.
    • Un rôle de leader plus fort sur le plan des services scientifiques et techniques afin que l'Agence soit au courant des faits nouveaux et des « potentialités » et qu'elle dispose de systèmes et d'appareils scientifiques et techniques idéaux adaptés à la gestion de la frontière.
  3. Des parties de l'Agence ne connaissent toujours pas la Direction ou elles ne comprennent pas bien ce que fait la Direction ou comment elle peut appuyer leur mandat.

En même temps que les consultations avec les intervenants externes, la Direction a mené des consultations internes avec les gestionnaires et les membres du personnel de la Direction, lesquels ont fait part de facteurs ou de principes à retenir pour l'établissement de l'orientation future :

  • Équilibre : L'attention accrue portée à la lutte antiterroriste par l'Agence a donné lieu à une attente à l'égard d'efforts accrus de la part de la Direction pour pleinement profiter des nouvelles occasions offertes par les services scientifiques et techniques, attente à laquelle il faut répondre sans nuire aux efforts permanents de lutte contre la criminalité.
  • Suivre le rythme : L'évolution de l'Agence, de l'ARC, de CIC, de la GRC et des autres partenaires de la Sécurité publique, qui se tournent vers un ciblage accru et perfectionné, aura une incidence considérable sur le traitement des cas et la charge de travail de la Direction.
  • Adaptabilité : Le changement culturel prochain (départ des enfants de l'après-guerre et arrivée d'agents et de gestionnaires de la prochaine génération qui sont avisés en matière de technologie) aura une incidence sur la base de connaissances et l'expérience, les niveaux de service, les délais et la capacité de répondre aux attentes des clients.
  • Pensée stratégique : Il faut songer davantage à la stratégie afin de prévenir les tentatives d'éluder la sécurité de l'Agence et d'élaborer les contre-mesures qui s'imposent. Les criminels peuvent être parmi les premiers à utiliser de nouvelles technologies, bien avant les grands ministères et organismes du gouvernement.
  • Souplesse : La Direction doit être prête à appuyer de nouvelles priorités opérationnelles (« état de préparation »), à profiter de nouvelles occasions offertes par les services scientifiques et techniques dont l'Agence aimerait tirer parti (passer de la validation de principe à la réalité opérationnelle en relativement peu de temps) et à réagir à des imprévus dans un monde changeant. Elle a besoin d'une base solide dotée d'une capacité appropriée (notamment des compétences internes, de la dotation, de la formation et des locaux appropriés) qui reflète son contexte opérationnel.
  • Responsabilité : Le cadre des services scientifiques et techniques doit entre autres respecter les dispositions de la Charte canadienne des droits et libertés et de la Loi sur la protection des renseignements personnels et suivre les tendances environnementales.
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Conclusions

Toutes les constatations précédentes ont aidé la Direction à formuler plusieurs conclusions à l'appui de sa réflexion concernant l'avenir.

  1. Tous les secteurs d'activité existants sont requis et, dans la mesure du possible, d'autres économies opérationnelles doivent être réalisées (p. ex., recours accru au personnel supérieur pour accomplir des travaux complexes).
  2. L'Agence a besoin d'un programme scientifique et technique cohérent qui :
    • regroupe toutes les initiatives et les ressources scientifiques et techniques afin de mieux cibler les efforts;
    • gère les besoins croissants en matière de services scientifiques et techniques avancés à la frontière (demande accrue pour les services de la Direction et complexité accrue de la technologie et des agents de menace);
    • assure l'état de préparation de l'Agence face aux défis de demain au chapitre de la sécurité frontalière afin de réagir aux imprévus et aux priorités;
    • accorde une plus grande place à la diligence requise afin de faire de meilleurs investissements et de pleinement profiter des occasions qui se présentent.
  3. Il faut créer une autorité au sein de l'Agence pour le programme scientifique et technique. Comme la Direction possède les compétences voulues, elle devrait jouer ce rôle et être le centre névralgique de toutes les initiatives scientifiques et techniques.
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Orientation future

Au cours des cinq prochaines années, à titre d'autorité6 scientifique et technique de l'Agence, la Direction fera ce qui suit :

  1. Établir un programme scientifique et technique solide appuyant directement l'objectif de l'Agence qui consiste à prendre plus de décisions fondées sur les sciences, l'innovation et les faits.
  2. Apporter un leadership et des conseils afin d'appliquer des méthodologies et des technologies scientifiques à la résolution des problèmes d'aujourd'hui, ainsi qu'à la frontière de demain.
  3. Élargir le rôle scientifique et technique du directeur général afin d'englober la fonction parallèle de dirigeant principal des sciences (voir l'annexe B) de l'Agence qui aurait l'autorité voulue pour s'occuper de la gestion de tous les aspects scientifiques et techniques à l'ASFC.
  4. Assurer une présence et une voix scientifiques et techniques plus importantes auprès des preneurs de décisions au moyen d'une structure de régie appropriée. Il pourrait s'agir d'un comité d'investissement de l'Agence, d'un comité scientifique et technique ou d'un conseil consultatif composé de membres d'organisations internes et externes.
  5. Intégrer l'Agence aux communautés scientifiques et techniques nationales et internationales.
  6. Se concentrer sur deux filières techniques prioritaires qui permettront de pleinement tirer parti des services scientifiques et techniques :
    • Regrouper les détecteurs indépendants actuels des programmes au sein d'un réseau de détecteurs pour la gestion de la frontière afin de recueillir des données et de les transmettre au renseignement d'entreprise;
    • Utiliser l'analyse scientifique de pointe pour obtenir des données scientifiques, ou les améliorer, en élaborant ou en optimisant de nouvelles méthodes d'analyse, en s'appuyant sur des techniques et des technologies perfectionnées et de nouveaux travaux de recherche;
    • Avoir recours à l'analyse automatisée, afin de mieux exploiter les données de l'Agence (notamment aux bases de données opérationnelles, aux données fournies par les détecteurs, aux données scientifiques et aux données obtenues au moyen de la surveillance vidéo) à l'appui des connaissances et du renseignement.
  7. Consacrer des ressources de la Direction à l'élaboration de solutions et à la prestation et à l'amélioration de l'excellence opérationnelle requise pour appuyer les secteurs d'activité de l'Agence :
    • Analyse pour le classement tarifaire;
    • Mise en application des systèmes et des outils de détection et d'authentification commerciaux et/ou faits sur mesure pour repérer les produits présumés de contrebande et les activités illégales;
    • Analyse de produits présumés de contrebande et du tabac contrefait, de l'alcool, des stupéfiants (dans le cadre de la stratégie antidrogue nationale) ainsi que des documents, pour les besoins de l'authentification et de poursuites éventuelles.
  8. Affecter des ressources scientifiques et techniques de la Direction à un rôle stratégique plus proactif afin d'aider à modéliser l'Agence pour demain et à rehausser son niveau de préparation :
    • Adopter une approche systématique de l'offre de services scientifiques et techniques à la frontière, y compris la présence frontalière à distance ou virtuelle au moyen, entre autres, d'instruments de télédétection, de trousses spécialisées et de systèmes de détection;
    • Étudier les percées dans les domaines de la biométrie, de la visualisation des renseignements, de l'informatique judiciaire, des technologies de surveillance vidéo et des technologies de détection de prochaine génération;
    • Préparer des livres blancs et/ou faire des démonstrations de la technologie en ce qui concerne des percées scientifiques et techniques pertinentes, et des potentialités;
    • Prévenir les tentatives potentielles d'éluder la sécurité existante et élaborer les contre-mesures qui s'imposent.
  9. De temps à autre, examiner la stratégie afin de s'assurer qu'elle cadre toujours avec les priorités de l'Agence.
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Voie de l'avenir

Pour mettre en œuvre cette stratégie, il faudra un plan d'action réunissant les composantes clés suivantes :

  • Un plan d'entreprise qui énonce les initiatives qu'entreprendra la Direction au cours des trois prochaines années, tant du point de vue des opérations que de celui de la résolution des problèmes, sans compter l'élément stratégique de la « modélisation proactive de demain ». Il inclura les besoins opérationnels que les programmes auront validés, priorisés et ressourcés en utilisant la rétroaction obtenue lors du processus de consultation comme point de départ. Idéalement, des contrats ou des accords avec les clients et les intervenants seront en place et énonceront clairement les projets prioritaires, y compris les rôles et les responsabilités, les résultats attendus, les niveaux de service et les normes.
  • Un plan financier qui comporte des principes opérationnels sains pour évaluer, prioriser et financer toute occasion scientifique et technique opérationnelle qui pourrait se présenter afin d'assurer la viabilité à long terme. À court terme, la Direction respectera le seuil et les niveaux prévus par les protocoles d'entente afin de maintenir une organisation en santé tout en enquêtant sur des méthodes de financement et d'investissement de rechange.
  • Un plan de gestion des ressources qui permet de stabiliser la Direction à court terme (c.‑à‑d., plans pour la relève, points de défaillance uniques), qui appuie la croissance du programme scientifique et technique envisagé et qui tient compte des occasions de tirer parti de l'expertise du personnel supérieur pour les percées scientifiques importantes. Ainsi, la Direction comptera un effectif souple et respectera le principe de l'état de préparation.
  • Un plan d'information qui crée une nouvelle image pour la Direction et comporte un plan de marketing et de communication pour améliorer la visibilité de celle-ci, notamment en informant les clients des activités de la Direction et de la façon dont ils peuvent pleinement tirer parti de son expertise scientifique et technique.
  • Divers plans de transition pour permettre à la Direction de :
    • Établir une fonction du développement de l'entreprise et de la gestion des relations avec les clients afin d'assurer la satisfaction continue des clients et la présence accrue de la Direction au sein de l'Agence (p. ex., faire partie des comités et des forums appropriés), et de chercher de nouvelles occasions opérationnelles;
    • Mieux s'intégrer aux processus de la Direction générale de l'innovation, des sciences et de la technologie;
    • Améliorer et rationaliser les procédures et les processus actuels de la Direction, notamment les pratiques de gestion des projets et des risques;
    • Veiller à avoir les locaux appropriés en prévision de la croissance envisagée des services scientifiques et techniques de la Direction;
    • Obtenir l'accréditation à titre de laboratoire d'essai conformément à un système de gestion de la qualité reconnu à l'échelle international
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Réussite

La réussite est essentielle, compte tenu du rôle que jouent les sciences et la technologie dans la gestion sécuritaire et efficace des frontières du Canada. Étant donné que la Direction fait partie d'une organisation en apprentissage, les questions suivantes seront posées sur une base continue afin de mesurer les progrès :

  • L'Agence compte-t-elle un programme scientifique et technique solide qui apporte un leadership efficace dont on dépend pour prendre des décisions judicieuses en matière d'investissements selon les priorités stratégiques et la diligence requise sur le plan scientifique?
  • Un rôle de dirigeant principal des sciences a-t-il été créé à l'Agence? Est-ce qu'il fonctionne bien?
  • Comment les deux filières techniques prioritaires contribuent-elles aux résultats stratégiques de l'Agence?
  • Est-ce que l'Agence investit de façon proportionnelle dans les occasions scientifiques et techniques qui permettent de modéliser la gestion de la frontière de demain?
  • Est-ce que la Direction continue d'offrir une excellence opérationnelle et de trouver des solutions?
  • Est-ce que la Direction collabore efficacement avec la communauté scientifique et technologique à l'échelle nationale et internationale?
  • La Direction dispose-t-elle de mécanismes pour obtenir des conseils externes sur l'excellence et la pertinence de ses services scientifiques et techniques?
  • L'effectif de la Direction est-il toujours motivé, compétent, productif, travaille-t-il en équipe et aime-t-il son travail?

De temps à autre, la Direction contrôlera les progrès et analysera ceux qui sont concrets, dans la mesure du possible, afin d'assurer la réussite.

« Ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin… Mais, c'est peut-être la fin du commencement. »

Sir Winston Churchill,
homme d'État britannique (1874‑1965),
dans un discours prononcé en novembre 1942

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Annexe A : Science et génie

Science et génie – Définitions

Dans le cadre de cette stratégie, nous avons définit la science et l'ingénierie comme suit :

Science

  • L'acquisition de connaissances à l'aide de l'analyse.

Ingénierie

  • La façon de créer et de mettre au point des outils, des appareils et des systèmes.

Science et ingénierie

  • L'empiètement des deux disciplines :
    • comprendre la science et l'ingénierie derrière un outil, un appareil ou  un système;
    • créer un outil, un appareil ou un système à l'aide des résultats, des connaissances et des techniques de science.

Science et ingénierie dans le contexte de la gestion frontalière

L'utilisation des méthodes et des nouveautés dans les domaines de la science et de l'ingénierie pour mieux sécuriser nos frontières tout en facilitant le passage de la circulation légitime.  Les domaines d'application incluent entre autres :

  • l'analyse scientifique des produits industriels (pour la classification tarifaire);
  • l'analyse scientifique des substances soupçonnées de la contrebande;
  • l'analyse de documents et la médecine légale avancés;
  • les technologies et les systèmes de détection;
  • la médecine légale à l'aide d'ordinateurs et de médias;
  • la biométrie (une technologie automatisée utilisée pour mesurer une ou plusieurs caractéristiques physiques d'une personne dans le but de l'identifier ou de confirmer son identité –la plupart du temps à l'aide d'une comparaison avec une carte à puce ou un équivalent);
  • l'information analytique avancée.
Comparaison: technologie informatique vs science et génie
Technologie informatique Science et génie
Infrastructure informatique (réseau, ordinateurs, appareils)

Infrastructure scientifique (réseau et instruments)

Infrastructure de preuve de concept expérimentale en technologie informatique pour les projets à venir et analyse comparative

Applications centrées sur les bases de données Détection, analyse, applications de traitement
Applications de production de grandes entreprises Applications expérimentales et plus petites basées sur la science pour la preuve de concept et le prototype
Intégration de systèmes Comprendre la construction, les algorithmes et/ou l'analyse des mécanismes intégrés


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Annexe B : Dirigeant(e) principal(e) des sciences

Dirigeant(e) principal(e) des sciences

Fonction Rôle de la DG de la Direction des travaux scientifiques et de laboratoire Rôle du dirigeant(e) principal(e) des sciences
Régie Se rapporte à la vice-présidente de la Direction de l'innovation, des sciences et de la technologie. Se rapporte directement à la vice-présidente ou à un autre cadre supérieur.
Leadership

Créer et mener l'exécution de la stratégie de science et d'ingénierie de l'ASFC pour promouvoir le programme de la frontière intelligente.

Mener, guider et prendre soin d'une équipe de premier plan en science et en ingénierie pour le laboratoire de l'ASFC tout en fournissant des services de recherche et de développement en science et en ingénierie.

Fournir le leadership scientifique nécessaire pour construire de solides relations stratégiques en science et en ingénierie, augmenter l'échange d'information, la compréhension de la science et de l'ingénierie et l'interaction commerciale.  

Encourager et coordonner les occasions de projets réalisés en collaboration au sein de l'organisme, dans tout le pays et à l'échelle internationale.

Aider l'équipe de gestion pour la formation et la gestion d'un nouveau « conseil consultatif scientifique » et siéger à ce conseil.

Anticiper les principaux changements en matière de science et d'ingénierie et y réagir pour assurer le maintien du leadership de l'ASFC dans le domaine de la gestion frontalière.

Se rapporte directement à la vice-présidente ou à un autre cadre supérieur.

Faire valoir des éléments techniques dans les stratégies d'affaires.

Mener une approche hautement proactive et innovatrice pour le développement de la gestion frontalière en termes de science et d'ingénierie et afin de s'assurer que l'ASFC demeure un chef de file dans le domaine.

Être un membre clé de l'équipe de leadership et soutenir l'élaboration et l'exécution de la stratégie de l'ASFC, et la réalisation des plans et des priorités de l'ASFC.

Fournir un leadership visible pour l'ASFC à l'intérieur des communautés appropriées de science et de technologie, tant localement que mondialement, et agir comme porte-parole et agent de liaison pour le programme de science et d'ingénierie de l'Agence, à l'échelle nationale et internationale.

Analyser les nouveautés à l'échelle mondiale pour trouver de nouvelles occasions et, plus important encore, traduire ces occasions en création de valeur pour l'ASFC.

Agir comme conseiller auprès des universités pour l'orientation scientifique et les projets de recherche qui profitent à l'Agence et aux universités, et transmettre les constatations de la recherche pour maximiser le succès de l'ASFC.  

Faire des rapports Diriger le développement, l'ordre de priorité et la publication  de documents qui incluent les notes d'application, les articles techniques, les publications scientifiques, les livres blancs et les communiqués de presse.  
Conseiller

Établir les normes scientifiques et techniques et s'assurer que l'ASFC s'y conforme pour protéger la crédibilité du laboratoire.

Fournir des conseils et des recommandations scientifiques et technologiques stratégiques aux cadres supérieurs du gouvernement, aux clients, aux partenaires et aux autres intervenants.

Représenter sa propre direction et son ministère, ainsi que l'Agence à différents forums ou à différents comités et/ou groupes de travail.

Conseiller l'Agence sur toute question scientifique et technologique d'ordre stratégique.
Gérer Gestion des ressources humaines et financières (entre autres : planification opérationnelle, RH et budgétisation). Identifier et mettre en place des collaborations stratégiques avec les principaux partenaires de recherche et meneurs de l'industrie pour solidifier la connaissance scientifique de l'ASFC tout en faisant mieux connaître le laboratoire.
Promouvoir Promotion de l'ASFC au sein du réseau national et international. Promouvoir l'ASFC au sein du réseau national et international.

  • 1. Il s'agit de toutes les activités scientifiques et techniques régies par des exigences réglementaires et légales précises. Les sciences réglementaires offrent les renseignements nécessaires pour vérifier ou assurer l'observation des exigences réglementaires et légales, en plus d'offrir la base scientifique permettant aux responsables de prendre des décisions réglementaires judicieuses. [Retourner au texte]
  • 2. Marchandises dont l'importation, l'exportation ou la possession est prohibée par la loi (marché noir, contrebande ou fabrication illégale). [Retourner au texte]
  • 3. Un document contrefait, une reproduction ou un faux qui est présenté comme l'original. [Retourner au texte]
  • 4. Illustration de tous les joueurs avec qui la Direction a une relation pour une fonction particulière. [Retourner au texte]
  • 5. Vision relative au renseignement de l'ASFC : Le Renseignement de l'ASFC sera une fonction intégrée de renommée mondiale qui saura rapidement transformer des données de multiples sources nationales et internationales en renseignements de haut niveau appuyant la prise de décisions concernant les programmes et les opérations de l'Agence. [Retourner au texte]
  • 6. Expert de l'Agence dans le domaine scientifique et technique qui peut influer sur la réflexion de l'Agence et dont les avis sont exacts et pertinents. [Retourner au texte]