Ottawa (Ontario), le 30 septembre 2004 – La vice première ministre et ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Anne McLellan, et le ministre de la Justice et procureur général du Canada, Irwin Cotler, ont rendu public aujourd’hui le Septième rapport annuel sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre. Ce rapport décrit les progrès réalisés par le Programme canadien sur les crimes de guerre entre le 1er avril 2003 et le 31 mars 2004 en vue de poursuivre en justice les personnes qui ont commis des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou d’autres atrocités.
« Le gouvernement du Canada a démontré qu’il s’est engagé à refuser le statut de réfugié aux personnes qui ont commis des atrocités, a déclaré la ministre McLellan. Le Canada n’a jamais été et ne sera jamais un refuge pour de tels criminels, peu importe à quelle époque remontent les faits. »
« Poursuivre en justice les criminels de guerre, tant au Canada qu'à l'étranger, est la pierre angulaire de la mise en place d'un système de justice pénale internationale au 21e siècle, a dit le ministre Cotler. Il n'y aura plus de refuge pour les ennemis de l'humanité. »
En 2003-2004, le Programme a permis d’empêcher 242 personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité d’entrer au Canada. De plus, il a permis de s’assurer que 63 personnes ne bénéficient pas de la protection accordée aux réfugiés et de renvoyer 44 personnes du Canada en raison de leur participation à des crimes de guerre ou à des crimes contre l’humanité.
Dans le cadre du programme des crimes de la Seconde Guerre mondiale, la Section de première instance de la Cour fédérale a statué en faveur du gouvernement du Canada dans deux causes de révocation de la citoyenneté; les procédures continuent devant la Cour fédérale dans trois autres affaires.
Le Programme canadien sur les crimes de guerre enquête sur les cas présumés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Il dispose de certains recours pour traiter les personnes qui ont commis des atrocités durant la Deuxième Guerre mondiale ou plus récemment. Ces recours comprennent le refus de délivrer des visas ou d’accorder le statut de réfugié à de telles personnes qui tentent d’entrer au Canada; la révocation de la citoyenneté; la déportation; les poursuites pénales; l’extradition ou la remise de la personne à un tribunal international.
L’arrestation et le traitement approprié de tels criminels sont des problèmes internationaux qui nécessitent une collaboration et des solutions à l’échelle internationale. Le Canada est un chef de file parmi les pays qui appuient le travail des organisations internationales, dont la Cour pénale internationale, les tribunaux criminels internationaux pour l’ancienne Yougoslavie et le Rwanda, ainsi que le tribunal hybride spécial pour la Sierra Leone.
Le Programme canadien sur les crimes de guerre est une initiative conjointe de l’Agence des services frontaliers du Canada, de la Gendarmerie royale du Canada et du ministère de la Justice. Ces trois organisations travaillent ensemble afin d’appuyer les efforts que déploie le Canada pour ne pas servir de refuge aux auteurs de crime de guerre et de crimes contre l’humanité.
Le rapport annuel du Programme fournit de l’information sur les activités de ce dernier pour l’exercice 2003 2004. Il est affiché dans Internet à www.asfc.gc.ca. Les rapports annuels précédents se trouvent aussi dans le site de l’Agence des services frontaliers du Canada.
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Directeur des communications
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Cabinet de la vice première ministre et ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile
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DOCUMENT D’INFORMATION
Rapport annuel sur les crimes de guerre de 2003-2004
Le 12 décembre 2003, le gouvernement du Canada a annoncé la création de Sécurité publique et Protection civile Canada (SPPCC). L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a été créée et fait partie, tout comme la Gendarmerie royale du Canada (GRC), du portefeuille de SPPCC. Le regroupement dans une même équipe et sous un même ministre de tous les intervenants qui assurent la sécurité publique a permis d’accroître la capacité d’empêcher les gens soupçonnés d’avoir pris part aux atrocités d’entrer au pays ainsi que de les renvoyer.
Le Programme canadien sur les crimes de guerre est une initiative conjointe du ministère de la Justice du Canada, de l’Agence des services frontaliers du Canada et de la GRC. Il appuie la politique du Canada qui consiste à ne pas donner refuge aux criminels de guerre et aux auteurs de crimes contre l’humanité. Depuis 1998, le Programme publie un rapport annuel sur ses activités.
Le Canada dispose de différents recours pour traiter les criminels de guerre, y compris l’extradition, les poursuites judiciaires au Canada en vertu de la Loi sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre, la remise de la personne à un tribunal international, la révocation de la citoyenneté et la déportation, le refus de délivrer des visas à des personnes à l’étranger, le refus de donner accès à son système de protection des réfugiés et le renvoi du Canada.
Principales activités du Programme canadien sur les crimes de guerre pour l’exercice 2003 2004 :
Programme sur les crimes de guerre contemporains
Programme sur la Deuxième Guerre mondiale